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Témoignage de Karin Maquet


Devenir business angel, c’est un autre moyen d’entreprendre ! Trop de femmes pensent encore qu’entreprendre signifie lancer seule sa propre activité. Devenir business angel en est une autre : investir et s’investir dans le projet d’entreprise lancé par une autre entrepreneure.

Le support de la femme business angel se concrétise à trois niveaux : elle contribue au financement du projet, elle met à disposition son carnet d’adresses, elle apporte ses compétences et son expérience de management.

Que demande-t-elle en échange ? Entrer dans le capital de l’entreprise, prendre part aux décisions stratégiques et obtenir un retour sur investissement sur une durée de 5 à 7 ans.

En Europe, trop peu de femmes entrepreneures s’adressent aux business angels pour leur demander leur support et trop peu de femmes jouent le rôle de business angels. C’est pour cette raison que le Women Business Angel Club (WBAC) a été lancé en 2012.

Animé par Claire Munck, le WBAC a pour mission de servir de plateforme de rencontre entre entrepreneurs à la recherche de financement et femmes au riche parcours professionnel désirant investir dans des projets prometteurs.

Pour ma part, après avoir accompagné plusieurs starters et PME en croissance, devenir business angel était une étape naturelle dans l’évolution de Kammco : rentrer dans le capital d’une entrepreneure que l’on a conseillée depuis sa création, que l’on a guidée dans les virages de son développement et qui lance une nouveau projet, n’est-ce pas la plus belle preuve de confiance que l’on puisse apporter ? Certes, c’est un capital à risque mais outre la dimension financière de la démarche, c’est avant tout s’investir dans une belle aventure humaine… avec ses hauts et ses bas !

Critères de choix des business angels

  1. L’idée et le coeur (ou les tripes) - Quelles sont les bases du projet au niveau de l’idée et du but ultime de l’entrepreneure ? On l’appelle Vision ou Stratégie mais plus simplement exprimé, qu’est-ce qui fait que c’est elle maintenant et pourquoi ? Où veut-elle être dans 3 ans ? Est-ce le cœur ou la raison qui la porte ? Ou un peu des deux, si possible.
  2. Le profil de l’entrepreneure et son équipe – Plus important encore que l’idée et le plan financier, c’est l’équipe maintenant et dans les années à venir. L’entrepreneure est-elle consciente de ses forces, de ses faiblesses ? S’entoure-t-elle de personnes ressources-clés dès le début ? Anticipe-t-elle quelles compétences ajouter quand et comment ? Se prépare-t-elle à évoluer dans son rôle de "patronne" ? Est-elle à l’écoute et est-elle prête à changer son fusil d’épaule en cours de route mais pas au premier coup de vent ?
  3. La stratégie des percées ciblées et des petits pas - Penser grand, cibler des segments précis, faire des petits pas d’abord, tester le produit ou le service vite auprès du client, être prêt à évoluer rapidement ou à arrêter rapidement. Retrouve-t-on ces aspects dans la stratégie de l’entrepreneur ?
  4. Le potentiel de valeur ajoutée du business model - Quel est le modèle d’affaire sous-jacent au projet ? Comment la valeur ajoutée est-elle générée, à quelle vitesse ? Quels sont les principaux leviers du chiffre d’affaires ? Sont-ils bien évalués ? L’entrepreneure voit-elle comment les activer ?
  5. La capacité à communiquer et à convaincre - L’entrepreneure exprime-t-elle clairement sa vision, sa stratégie, sa détermination, les moyens qu’elle veut mettre en œuvre ? Parle-t-elle avec ses tripes ? Donne-t-elle envie de la suivre dans l’aventure ? Se met-elle à la place de ses futurs clients ? Comment répond-elle aux questions ? Est-elle prête à entendre un autre discours que le sien ?

Auteure : Karin Maquet