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Anne Baeten


Anne rassemble toutes ses richesses, toutes ses compétences, et surtout une incomparable passion, au service des enfants et adolescents qui présentent des troubles de l'écriture. Partout en Wallonie, où son métier est encore relativement peu connu. Graphothérapeute, c'est son titre officiel...

Anne, comment passe-t-on d'assistante sociale à cheffe d'entreprise puis à graphothérapeute?

En fait, il y a un vrai fil conducteur dans tout cela. Pour commencer, j'ai eu envie de travailler à l'étranger, et si possible avec des enfants. Après mon diplôme d'assistante sociale, je suis partie aux Emirats arabes, où j'ai débuté comme secrétaire à l'Ambassade de Belgique. Tout démarrait là-bas, et on m'a très vite confié de plus en plus de responsabilités. J'ai failli faire carrière dans la diplomatie. Puis j'ai rencontré mon mari, et j'ai préféré le suivre. Avec lui, je suis partie au Rwanda, en Irak et au Cameroun, où j'ai fait beaucoup de bénévolat. Partout j'ai cherché à m'occuper des autres, et des femmes en particulier. J'ai également enseigné le français. Puis nous sommes rentrés en Belgique, pour la scolarité des enfants.

Comment as-tu rebondi à ton retour en Belgique ?

Je pourrais dire que je me suis un peu égarée (rires) dans le domaine commercial. Pendant 12 ans, j'ai repris le commerce familial dans le prêt-à-porter féminin. J'ai goûté aux joies de l'indépendance, c'était le beau côté des choses... En fait, j'ai une âme d'indépendante : je n'aime pas que l'on me dise quoi faire. Sans être rebelle, j'aime que les choses viennent de moi. J'ai parfois l'impression que beaucoup de gens subissent, et que quelque part, ils ne sont pas à la hauteur de leur vie... En tant qu'indépendante, c'est toi qui te mets en route toute seule. L'indépendance te permet de réaliser ta passion, ce que tu ne peux pas forcément faire si tu es salariée. Mais il m'a fallu quelques années pour me rendre compte que le commerce n'était pas ma tasse de thé. Même si je peux être une excellente vendeuse... quand j'y crois !

J'ai alors commencé à suivre des cours de graphologie, et j'ai enchainé les formations. J'ai donné mes premiers cours de graphologie, puis j'ai eu l'opportunité d'exercer le métier de graphothérapeute.

Mais qu'est-ce que la graphothérapie, au juste ?

C'est une méthode de rééducation de l'écriture. Elle s'applique principalement aux enfants et adolescents qui ont des difficultés à écrire. C'est un peu comme la logopédie pour la parole. Si la motricité d'écriture n'est pas suffisamment développée, les enfants ne parviennent plus à maîtriser la formation des lettres, et quand il faut écrire plus vite, ils éprouvent de grosses difficultés. Le but est d'obtenir un maximum d'efficacité avec le minimum d'effort, et pas d'imposer un nouveau modèle d'écriture rigide. La rééducation porte essentiellement sur ces aspects de motricité ainsi que sur le développement d'une plus grande souplesse de mouvements. Grâce à une écriture plus rapide et plus lisible, au bout du compte, le jeune va aussi reprendre confiance en lui et inverser totalement la spirale de l'échec.

Et comment te sens-tu dans le réseau f.a.r ?

Chaque fois que j'étais à l'étranger, je me suis occupée d'aider les femmes. Et j'ai expérimenté ainsi la solidarité puissante que celles-ci peuvent construire entre elles. Je retrouve chez f.a.r cette mentalité de femmes entreprenantes et dynamiques. Des femmes qui ont envie de faire quelque chose de leur vie et qui s'entraident, se donnent un coup de pouce. C'est comme avec les pays arabes où j'ai vécu : je m'y sens naturellement bien !