Imprimer Envoyer à un ami
Envoyer à un ami
Vos coordonnées :

Votre nom :
Votre email :
Coordonnées de vos ami(e)s :
Nom :   Email :
 
 
 
 
 
 

Laurence Nazé


Didoodam

Dessine-moi un chausson


Portrait d'une mompreneur créative et optimiste qui a fait de son entreprise plus que sa passion, un prolongement de ses valeurs : l'éthique et l'humain.

Quelle est ton activité ?

Didoodam est une marque belge de chaussons en cuir souple pour enfants et adultes. Née en 2006 d’une idée de la créatrice Laurence Nazé, la marque s’est aujourd’hui imposée sur le marché du matériel de puériculture alternative. Elle est aujourd’hui distribuée en boutique en Belgique et en France mais aussi partout en Europe via la plate-forme e-commerce www.didoodam.com.

Les chaussons Didoodam s’enfilent facilement, ils sont fabriqués en cuir souple pour permettre à l’enfant d’apprendre à marcher à son rythme, sans difficulté supplémentaire et comme s’il était pied nu. Les chaussons font travailler en douceur les chevilles, protègent le pied du froid et des aspérités du sol, et ses semelles anti-dérapantes en nubuck sécurisent l’enfant dans ses mouvements.

Les motifs sont imaginés avec passion, ils sont cousus ou brodés de façon à ce qu’ils ne s’abîment pas. Les couleurs et les teintures sont garanties sans métaux lourds.

Les chaussons Didoodam sont disponibles dans chaque pointure du 16 au 49 car tous, de l’adolescent à l’adulte, gardent une âme d’enfant et sont heureux de retrouver cette douce sensation de marché pied nu.

Même si le nom insiste plutôt sur le côté enfantin du chausson, la marque se veut transparente et engagée, et elle communique ses valeurs dans ce sens : les chausson est fabriqué dans des conditions de travail décentes par une petite entreprise familiale au Pakistan, les normes européennes en matière de sécurité des matériaux utilisés sont respectées..

Le site de vente en ligne propose aujourd’hui plus de 40 modèles et deux nouvelles collections sont éditées chaque année. En 2015, ce sont près de 15 000 paires qui ont été vendues.

Qu’est-ce qui t'a motivée à créer ton entreprise ?

Mon moteur à moi était l’équilibre familial. Je suis une maman koala, j’avais besoin d’avoir mes bébés près de moi, de pouvoir les toucher, les respirer, les serrer plus d’une fois au cours de la journée. J’avais envie d’accompagner leurs premières fois au quotidien…

Créer ma société a été ma façon personnelle pour équilibrer une vie professionnelle trépidante avec une vie privée très intense.

Traductrice de formation, j’ai la passion des langues mais le métier de traducteur est bien trop servile pour mon cerveau bouillonnant. J’ai été, tour à tour, rédactrice technique, commerciale et chef de produit dans une startup internet, assistante administrative dans différentes petites entreprises et finalement responsable de production pour le catalogue d’une grande enseigne de décoration d’intérieur.

Au cours de ces différentes vies, j’ai chaque fois grappillé de l’expérience. Mises bout à bout, ces compétences spécifiques m’ont donné l’envie et la force de me lancer comme indépendante.

Je suis maman de 3 enfants d’âges rapprochés. Au cours de ma 3e grossesse, s’est posé la question de concilier harmonieusement vie de famille et épanouissement professionnel.

C’est à ce moment que j’ai décidé d’entreprendre. J’ai créé MON emploi, celui qui me permet à l’époque de garder un pied dans la vie active et  de consacrer suffissament de temps à mes enfants.

C’est ainsi que Didoodam voit le jour quelques semaine avant la naissance de mon troisième.  

Quel est ton meilleur coup d’audace ?

Adapter un produit pour bébé et en faire une référence pour les enfants, les adolescents et leurs parents. En 2006, les bébés adeptes du chausson en cuir souple avaient grandi et leurs parents ne trouvaient pas une pantoufle qui puisse leur offrir la même souplesse, le même effet pied nu tout en étant un produit naturel à un prix abordable.

Oser transcender les habitudes en proposant des pantoufles pas très sexy mais tellement confortables et colorés à des adultes qui avaient envie de souffler en fin de journée.

Quel était ton rêve d’enfant ?

Gamine à l’imagination débridée, je rêvais d’être « madame de crèche ». J’avais envie d’avoir une adorable maison toute rose débordante de jeux, de jouets, de poupées, de puzzles. Une maison s’ouvrant sur un immense jardin rempli de fleurs et de buissons où nous pourrions faire des cabanes, des chasses au trésor, nous cacher …

La cerise sur le gâteau de mes journées de directrice de crèche était d’emmener mes petits protégés à la fête foraine pour tester la totalité des manèges du champ de foire, propriété bien évidemment de mon petit frère.

Quels sont tes hobbies ?

J’aime lire, cela me permet de me poser, de sortir de la vie trépidante, d’échapper au train train quotidien. Cela me permet également de partager de nouvelles expériences, d’endosser de nouveaux costumes, de vivre de nouvelles aventures via les héros de romans. La lecture est aussi un moyen de me recentrer, de me ressourcer… Lire c’est aussi l’occasion de prendre soin de moi : en me faisant plaisir et c’est l’opportunité de me retrouver, de me découvrir, de progresser dans mon cheminement personnel : un mot, une phrase, une situation me font réfléchir, me laissent songeuse …

Pour toi, entreprendre au féminin, c’est…?

Entreprendre au féminin c’est OSER ! Tout simplement, c’est oser être soi-même, c’est reconnaître sa véritable valeur et sa capacité à aller de l’avant et à réussir son projet. C’est prendre des risques.  C’est se développer à son propre rythme en assumant ses différences de méthodologie, de rythme, de fonctionnement.

Il ne faut pas avoir peur de l’échec. La femme entrepreneure peut évoluer, se développer et investir sans se mettre en péril.