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Stéphanie Daras


Quelle est ton activité ?

Je suis coach déco... Quatre mots qui sollicitent souvent un regard interrogateur entraînant la discussion.

Mon job est pourtant « simple »: aider le client à trouver le fil conducteur qui lui permettra de décorer et agencer son habitation (voire son lieu de travail) et de la transformer en un lieu à la décoration unique, pur reflet de sa personnalité et de son mode de vie, source de bien être au quotidien.

Évidemment chaque client, chaque lieu est différent et là commence la complexité d'expliquer l'étendue de mon activité... Car finalement mon travail n'est limité que par mon imagination... Qui elle n'en connaît pas beaucoup de limite. Chaque mission n’est finalement balisée que par la personnalité du client qui sera toujours le point de départ du fil que je tisserai pour lui.

Entre le travail de conseil qui consiste généralement à organiser l'espace (et par conséquent des choses) et choisir les couleurs et matières et le travail de réalisation qui conduit à détourner un objet, relooker un meuble, créer du sur-mesure ou accompagner les clients dans leurs réalisations, je suis tantôt tendancière, coloriste, couturière, peintre, menuisier et tant d'autres choses... Autant de savoirs et savoirs-faire accumuler auprès d'autres professionnels et artisans lors de missions de gestion de chantiers, d'ateliers d'échanges, de présentations de produits. Beaucoup de « veille » entre deux virées shopping, des brocantes et une multitude de salons et expositions pour nourrir mon imagination.

Au quotidien, le Déco*Van, entendez par là un utilitaire, véritable dressing pour la maison avec son lot d’échantillons de tissus, papiers-peints, nuanciers de couleurs. Complétez avec le nécessaire de la parfaite bricolgirl. Et hop, en route pour une journée type de coach déco ! Entre « visites conseils » et « rendez-vous coaching », le GPS est mon meilleur ami. Et ma foi, si vous trouvez le Déco*Van au parking, c’est qu’une réalisation m’occupe dans mon petit atelier.

Je suis coach déco... Quatre mots qui en fin de discussion enthousiaste l'interlocuteur. Il est vrai que j'ai un métier passionnant, fait de journées qui se suivent sans se ressembler. Ceci dit avoir les idées c'est une chose, avoir des idées qui correspondent à l’autre s’en est une autre. Et  mener à bien ces idées demande généralement une nouvelle bonne dose de créativité et de patience qui font reconnaître à mes clients que c’est en effet, tout un métier !. Au delà d'un indispensable petit réseau de professionnels (peintres, architectes, couturiers, restaurateurs, etc...), j'ai depuis 3 ans une collaboratrice qui me suit dans toutes mes folles aventures et qui rend mon quotidien encore bien plus épanouissant.

Qu’est-ce qui t'a motivée à créer ton entreprise?

Mon retour au travail après la naissance de mon troisième enfant fut intensément frustrant... Non que je n'étais pas prête à reprendre le travail, à ce stade de ma vie, je savais que je voulais une famille nombreuse et je savais que je n'étais pas faite pour être une mère au foyer... Non simplement, j'ai d'un seul coup compris et admis que je travaillais dans un service malsain (un comble pour un service social) et que définitivement je ne voulais plus travailler dans ces conditions.

Arrive, le moment où vous voulez continuer à croire que l'herbe est plus verte à côté. Mais alors que trouver un autre job n'était même pas une difficulté, j'ai décidé de passer un bilan de compétences. Résultat édifiant, si il y avait un gêne de l'entrepreneur, il ferait partie de mon adn ! Après tout, je venais de passer plus de 10 ans à entreprendre des projets qui poursuivaient tous le but premier de mes études « améliorer la vie »... Être en projet, poursuivre une idée, un prélude à la vie d'entrepreneur en quelque sorte.

Pas convaincue par le nouveau poste qui s'ouvrait à moi, j'ai décidé de faire un break, merci la pause carrière. A ce stade, je suis quand même un peu perdue je sais exactement ce dont je ne veux plus par contre ce que je veux ??? Par chance, mon entourage est merveilleux et il m'a suffit d'entendre ce que mes proches voyaient de moi. Parfois, on est tellement investi dans ce qu'on fait qu'il est opportun de prendre le temps de se redécouvrir à travers le regard des autres, c'est une leçon que j'ai retenue ! C'est donc avec ce que j'ai redécouvert de moi que j'ai réinventé mon volet professionnel. Ma liberté d'agir, d'être et de concilier tous les pans de ma vie étant à nouveau au centre de mes préoccupations, créer mon propre job devenait une évidence !

Quel est ton meilleur coup d’audace ?

M'attaquer à un nouveau domaine, une nouvelle activité, me laisser aller à l'euphorie de la création... Et je ne vous parle pas ici du lancement de Décor&Vous.

En tant que coach déco, je travaille beaucoup le relooking, la récup’, le système D… Transformer les choses c’est un peu une seconde nature. Allier le beau, au pratique pour un quotidien épanouissant c’est notre job et en toute logique ma collaboratrice et moi-même gérons donc notre petite entreprise avec autant de créativité. Au fil du temps, nous avons mis en pratique beaucoup d’astuces pour donner une seconde vie à la multitude d’échantillons que nous utilisons. Fin 2015, nous avons opérer certains choix stratégiques qui nous ont amené à mieux considérer l’investissement consenti dans nos tirelles ces 5 dernières années ainsi que la quantité de beaux tissus disponible… Qu’allions nous bien pouvoir faire qui soit à la hauteur de la qualité de ce matériel ???

Nous étions dans nos réflexions quand début 2016, mise en route de la comptabilité oblige, nous avons jeté un œil dépité sur nos classeurs… Vous savez les noirs bizarres, qui coûtent trois fois rien car chaque fin d’année on les archive. Les « tout moches », ceux qu’à 15 ans on customisait avec des publicités de parfums… Ceux qu’on promène pour faire l’administratif dans le salon, sur un coin de table dans l’atelier, chez le comptable… Bref ce truc moche qui pourrait devenir désuet à l’heure de l’informatisation outrancière mais qui est si tenace dans nos entreprises, administrations, bureaux, écoles…

Et voilà que tout à coup, avec tout le tissu qui est là, je me dis qu’on ferait bien quelque chose pour embellir tout ça… Quelque chose de beau et pratique mais aussi réutilisable hein, parce qu’il ne faut pas abuser on n’a pas que ça à faire ! Je commencerai donc par un système de chemise que mon binôme professionnel trouvera très classe. Nous lui ajouterons du coup des bretelles, pour le côté pratique.

Nous étions à peine à nous complaire de satisfaction que passaient par là, un autre binôme, nos 10 ans… C’est vrai, je ne vous ai pas encore dit qu’à nous 2, nous comptons 6 petites têtes blondes (enfin plutôt brunes d’ailleurs)… Nos 10 ans, des utilisatrices de classeurs aussi, plus jolis notez. Avec leurs têtes bien remplies, notre future PDG a de suite listé une série d’amélioration technique à apporter tandis que notre future Coco Chanel créait les premières combinaisons textiles. Avant même que nous ne pensions à déposer un modèle les miss cherchaient déjà un nom, un slogan

Entre temps, ma 14 ans, pleine de flegme, regardait l’évolution de la chose d’un œil (très) critique jusqu’au jour où elle décréta que c’était bon! Mais que dirait-elle aux copines ? Qu’à cela ne tienne, la team des 10 ans avait bien avancé sur le sujet ! Sac à ??? Pour filles ? Mais pas que ! Sac oh ?! SakoSaka était né, et nous, les mamans, étions priées de développer…

Quel était ton rêve d’enfant ?

Suivre mes envies, être libre, créer... Mais ce n'était pas juste un rêve, je m'efforce d'en faire ma réalité quotidienne. Mon dessein d'enfant était évidemment encore plus vaste et comportait un désir du genre « rendre le monde meilleur » c'est sans doute ce qui explique mon choix premier pour des études « sociales »... Mais ma foi, sur une vie d'homme c'est sans doute impossible d'impacter remarquablement, je me contenterai donc de la première partie tout en insufflant autour de moi et à travers mes enfants toute la bienveillance dont je suis capable car c'est dans bienveillance que notre monde s'améliorera.

Quels sont tes hobbies ?

Mon métier est en soit un condensé de mes hobbies ce qui est fabuleux car je peux ainsi m'y adonner longuement. Et quand je ne crée pas pour le « boulot », j'ai toujours bien quelques projets perso pour mes enfants ou ma maison. Pour tempérer mon esprit bouillonnant, j'aime prendre du temps pour savourer le calme de la nature avec ou sans ma famille, au jardin, dans un parc, en plein bois ou au milieu des champs... Quelques minutes par jour sont suffisantes. Une autre façon de me sortir de mon tourbillon d'idées est de visiter des lieux, j'aime en connaître l'Histoire, faire des liens entre les choses/les gens/les lieux et les époques est une source d'émerveillement.

Et puis bien entendu il y a la nourriture, les bonnes choses, le plaisir de cuisiner en famille et partager entre amis... Mmm.

Pour toi, entreprendre au féminin, c’est… 

Entreprendre au féminin, c'est la même chose qu'entreprendre au masculin... Réponse naturelle et spontanée... Évidemment en y réfléchissant un peu ce sont d'autres images qui s'imposent. En associant le poids du regard de la société, entreprendre au féminin c'est certainement plus comme assumer son rôle de père en 2016... Il faut une bonne dose de confiance en soi et d'originalité. Bref entreprendre au féminin c'est oser être libre et faire ce qu'on veut !