Imprimer Envoyer à un ami
Envoyer à un ami
Vos coordonnées :

Votre nom :
Votre email :
Coordonnées de vos ami(e)s :
Nom :   Email :
 
 
 
 
 
 

Julie Goldmann


Lorsqu'on m’a demandé d’écrire mon portrait, je me suis demandé comment vous expliquer comment, après de longues études qui m’ont amenées à me spécialiser en Women's Studies, me voilà à la tête de concept stores fashion au cœur de quartiers branchés de Bruxelles !

Au cours de mes études, j’ai été, très vite, intéressée par la question des inégalités et des minorités. J'ai d’abord étudié la condition des Africain-Américains aux Etats-Unis et leur accès à l’éducation supérieure...Ceci m’a conduit à m’interroger sur le concept d’égalité en général, et plus particulièrement entre les hommes et les femmes.

Devant le peu d’intérêt des universités pour ces questions il y a une quinzaine d'années, j’ai finalement abandonné la voie académique pour suivre le projet professionnel de mon mari.

Avec mes diplômes académiques et alors que j’étais enceinte de 5 mois, j’ai trouvé un emploi dans un grand groupe de cosmétique. Ce passage dans l’industrie, monde parfaitement étranger à mes intérêt de prime à bord et malgré mon inexpérience,  m'a apporté le sens de l’organisation et des méthodes de management, et également, et surtout, l’envie de monter un projet personnel. J’ai souvent été tentée de me lancer dans une activité entrepreneuriale, mais la crainte de perdre la sécurité d’emploi était un frein à mes aspirations, particulièrement avec la naissance de mon premier enfant.

Après ma grossesse et ayant perdu mon poste dans cette entreprise, je me suis mis à la recherche d'un nouvel emploi. Et peu de temps après, j'’ai eu l'occasion de pouvoir intégrer le cabinet du député de la circonscription, j’habitais alors en France.

Avec cet emploi, ma voie était tracée et m’aurait certainement mené à une carrière politique. La crise financière de 2007 a remis en cause l'activité professionnelle de mon époux et mes certitudes. Je venais d’avoir 30 ans, ma première fille et je me demandais si vraiment, j’avais envie de rester dans un bureau toute ma vie. C’est à ce moment qu’arrive le projet « hopono". Au départ, le concept est celui de mon mari et de mon beau-frère; ils créaient un site internet de vente d’objets design et utiles. Très vite, l’idée nous est venue d’ouvrir un magasin physique en plus du site, dans lequel je pourrais mettre mes capacités relationnelles au service du projet. 

Notre première boutique est inaugurée le 20 octobre 2011.

Pour commencer il était prévu que mon engagement serait temporaire; en effet je continuais à chercher un job plus sécurisant  pour  assurer une certaine stabilité financière à ma famille. Mais, l’épanouissement personnel ressenti chaque matin, a eu raison de mes envies et besoins de stabilité et de sécurité, me transformant petit à petit en manager et même en entrepreneuse!

Je suis manager: parce que je contribue, avec mes associés, au développement d'hopono et j’assume le quotidien de notre entreprise. Après 6 ans, et avec l'ouverture prochainement de notre 3ème boutique, mon travail a fortement évolué. J’ai acquis beaucoup de nouvelles compétences.

Je suis commerçante: j’aime beaucoup le contact avec les clients et j’aime les convaincre que les produits présentés et sélectionnés par nos soins sont excellents et méritent d’être acheté. Mon quotidien c’est aussi, d'imaginer des vitrines vendeuses qui mettent en évidence nos spécificités propres, qui séduisent le regard de nos clients et futurs clients.

Je suis acheteuse: shopping addict et fan des réseaux sociaux, je passe mon temps à dénicher les produits, la tendance, qui feront le succès de la saison prochaine. A partir de ces trouvailles, je contacte les fournisseurs, prépare les gammes, les commandes etc...

Je suis également vendeuse, emballeuse de cadeau, décoratrice, responsable des ressources humaines et même parfois, je m’occupe des problèmes informatiques. Je fais partie d’une équipe ou chacun a développé des compétences particulières. Mon beau-frère s’occupe de notre site internet, de la compta et du volet financier de notre entreprise, mon mari partage les achats, la vente et le quotidien avec moi.

Finalement, mes longues années d’études m’ont aidé à devenir une entrepreneuse parce qu’elles m’ont donné confiance en mes possibilités de développement. Avec ce bagage je pouvais entreprendre même  si je n’avais pas, au départ les compétences nécessaires, je pouvais trouver les ressources pour les acquérir. Les études m’ont inculqué des méthodes de travail. On ne nait pas nécessairement entrepreneuse, mais on peut le devenir.

Page Facebook

Site internet